Stress post-traumatique

On désigne par stress post-traumatique un faisceau de symptômes consécutifs à un traumatisme (viol, agression, catastrophe naturelle, attentat…), suffisamment intense pour déborder les aptitudes du sujet à l’appréhender psychiquement.

Ce qui se joue en réalité dans le traumatisme, dans une perspective psychanalytique, est la confrontation au Réel cru, dénudé du voile imaginaire et symbolique qui ordinairement le recouvre, le colore, et lui prête un sens.

Cette rencontre est aussi souvent une rencontre avec la mort. Le caractère hautement pathogène du trauma, découle de son caractère effractant. Cette effraction est à double sens: effraction de l’extérieur vers l’intérieur, mais aussi de l’intérieur vers l’extérieur, l’intensité de l’affect débordant les limites du Moi.

Cet affect peut relever d’une peur intense, voire d’une terreur, lié à un sentiment d’impuissance et d’une très grande vulnérabilité. Parmi les symptômes les plus fréquents on retrouvera: la réminiscence de l’affect, à l’état de veille, ou via des cauchemars à répétition, où le sujet revit la scène, ainsi que l’état émotionnel qui lui est lié. Cette réminiscence constitue à elle seule une seconde effraction, le sujet ne pouvant se débarrasser de ces images, pensées… Il en résulte une tendance à l’évitement, de toutes les situations susceptibles de rappeler le contexte du traumatisme premier, des réactions inadaptées de sursaut, ou crise de panique (l’ancien soldat qui sursaute ou se jette à terre en entendant le bruit d’une arme à feu), une tendance à la désociabilisation. Le sujet se sent en effet incompris, et ne souhaite pas partager son expérience ou ses émotions, pensant que celle(s)-ci ne pourront être comprises à leur juste valeur. De façon plus générale le sujet se sent comme « anesthésié » et n’éprouve que peu d’émotions face aux plaisirs ordinaires de la vie.

Le stress post traumatique gagne a être pris en charge rapidement, afin d’éviter qu’il ne se traduise en conduites à risques ou passages à l’acte divers.